Ils se mettent au vert : ces citadins qui ont tout quitté

photo Ils se mettent au vert : ces citadins qui ont tout quitté

LE PARISIEN WEEK-END
A l’heure où certains se verraient vivre sur leur lieu de vacances, d’anciens urbains nous racontent comment ils ont (presque) tout plaqué.

Ils rêvaient de changer de vie, de vivre au grand air … Aujourd'hui 57 % des citadins envisagent de quitter la ville pour s'installer près de la nature. Trois d'entre eux ont sauté le pas et nous expliquent les raisons de leurs départs.

« Je vois des chevreuils tous les jours »

Olivier Jaquemet, 39 ans, informaticien en télétravail dans le Gers depuis 2009. 

En 2009, Olivier Jaquemet convainc son employeur, l'éditeur de logiciels Jalios, de passer au télétravail. Le développeur informatique, alors âgé de 29 ans, vit et travaille au Chesnay (Yvelines), mais veut rejoindre sa compagne Priscilla dans le Gers. « La première année, raconte-t-il, j'alternais une semaine dans le Gers, une semaine en banlieue parisienne. Cela faisait deux logements, et beaucoup de déplacements. Heureusement, peu à peu, j'ai passé moins de temps en Ile-de-France. »

Aujourd'hui, le presque quadragénaire passe cinq semaines par an au Chesnay, durant lesquelles son entreprise lui loue un logement. A Auch, chef-lieu du Gers, l'informaticien a trouvé un bureau dans un espace de coworking créé par Soho Solo, programme lancé par la chambre de commerce et d'industrie locale en 2008 pour attirer les indépendants. « Je ne voulais pas bosser à la maison, mais dans un lieu spécifique qui dispose d'un accès Internet fiable et offre la possibilité de rencontrer du monde, souligne Olivier. Si j'étais resté en région parisienne, peut-être que j'aurais eu plus de responsabilités avec le temps. J'aurais éventuellement dirigé une équipe, ce qui n'est pas possible ici. Mais c'est un choix, pas un renoncement. »

Priscilla et lui ont un fils de 6 ans, Enaël. Ils ont acheté une maison dans le village d'Ordan- Larroque, à 15 minutes d'Auch. « J'ai un jardin de 5 000 m2, avec une vue dégagée sur les collines. Je vois des chevreuils tous les jours. Je plante des arbres, un potager. Je suis bien. »

Par Emmanuelle Vibert et Zina Desmazes. Le 2 août 2019 à 08h30. Article complet

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